La fédération recevait les ETTI franciliennes le 11 avril dernier, pour une matinale co-organisée avec le FAF-TT. Ce fut tout d’abord l’occasion de faire un point sur les actualités régionales en ce début d’année et notamment sur les budgets IAE de l’Etat. On a relevé la tendance de certaines UD à vouloir récupérer du budget en limitant celui attribué aux ETTI, à freiner ainsi tout développement, voire à diminuer le nombre de postes conventionnés, ce qui amène de façon sournoise et sans transparence la question du plafonnement des financements publics. 

Le deuxième temps fut consacré à un point sur la réforme en cours de la formation professionnelle. Au menu : création d’un nouveau circuit de collecte des fonds formation des entreprises vers l’URSSAF et interrogation sur l’organisme qui reversera les paiements aux entreprises, disparition du CIF vers un CPF transition, calculé en euros et non plus en heures, avec élargissement des formations éligibles, nouvelle visibilité de l’ensemble des offres de formation sur le territoire, regroupement des OPCA et évolution de leur rôle (GPEC, apprentissage…). Une découverte pour la plupart des 15 participants à la matinée.

Ce fut aussi l’occasion d’annoncer la création d’un ADEC national (Action de Développement des Emplois et des Compétences) fléché sur l’IAE.

Le FAF-TT a ensuite présenté le « programme langues et compétences » destiné à accompagner les salariés intérimaires dans la résolution de leurs difficultés linguistiques par la proposition de programmes de formation adaptés. Une enquête nationale montre que 9% de salariés intérimaires sont victimes d’illettrisme, 4 % d’analphabétisme, 18% rencontrent des difficultés pour lire et écrire et près de la moitié ne sont pas à l’aise avec la langue française.

Les échanges ont permis d’identifier des pistes de solution-formation : programme court numérique orienté métier avec appui linguistique, mobilisation du CDPI, CIPI avec FLE, OPALE, CLEA…